Pour une industrie de la culture

« À travers sa programmation, le Salon Maghrébin du Livre contribuera encore
une fois au rayonnement de la culture, à la promotion du livre et à la sensibilisation à la lecture. »

Oujda accueille pour la troisième année consécutive le Salon Maghrébin du Livre, « Lettres du Maghreb ». Forte du titre de Capitale de la culture arabe en 2018 décerné par l’Organisation Arabe pour l’Éducation, la Culture et les Sciences, la ville entretient son aura. Le succès des précédentes éditions a confirmé l’importance de ce salon à l’échelle régionale et internationale. Cet événement s’enrichit constamment et instaure une dynamique positive
dans le secteur du livre, de l’édition et de la lecture.
Au niveau de notre ministère, nous avons mis en œuvre un programme ambitieux de soutien à l’édition et au livre, et c’est avec fierté que nous avons pu constater une hausse significative de la publication de livres au Maroc. En effet, l’année 2018 a enregistré la publication de plus de six milles titres, enregistrant une progression de 50 % en comparaison avec 2014.

Grâce à des événements retentissants tels que le Salon Maghrébin du Livre d’Oujda, nous contribuons tous ensemble à la mise en place d’une véritable industrie de la culture dans le Royaume.
Au-delà de nos frontières, ce type de manifestation culturelle renforce les relations entre le Royaume et ses pays voisins, conformément aux hautes orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’Assiste. Ainsi, après le Sénégal et la Côte d’Ivoire pour les éditions précédentes, le Cameroun sera l’invité d’honneur de cette troisième édition.

Cette année, les débats seront placés sous le thème de « la transmission ». Sur le plan culturel, il s’agit d’un réel enjeu, notamment pour la protection et la sauvegarde de notre patrimoine. Ce sujet questionne également ce que nous léguons à nos enfants et ce que nous pouvons apprendre d’eux. Un thème riche et vaste qu’exploreront les écrivains, poètes, artistes, chercheurs et intellectuels de divers horizons qui participent à l’événement.

À travers sa programmation, le Salon Maghrébin du Livre contribuera encore une fois au rayonnement de la culture, à la promotion du livre et à la sensibilisation à la lecture. Le Grand Théâtre Mohammed VI d’Oujda sera de nouveau l’épicentre d’échanges passionnants et constructifs.

 

Mohamed AL AARAJ
Ministre de la Culture et
de la Communication

Transmettre, une ambition partagée

« Cette Afrique en miniature s’illustre à merveille dans ce type d’événement ; nous y répondrons toujours présents. »

Depuis le début de nos relations diplomatiques en 1965, le Royaume du Maroc et la République du Cameroun nourrissent une profonde amitié, qui se traduit par des échanges toujours plus nombreux et variés. La coopération économique entre les deux pays est d’ailleurs en forte croissance depuis une dizaine d’années, et nous saluons ici, avec déférence, les ambitions partagées de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du Président de la République du Cameroun, Chef de l’État, Son Excellence Paul Biya.

L’invitation à participer à Lettres du Maghreb, en tant que pays à l’honneur, ouvre à présent la voie à des échanges sous le signe de la culture. C’est donc avec une joie indicible que le Cameroun prendra part à cette troisième édition du Salon du Livre Maghrébin d’Oujda. Notre participation est bien la preuve, s’il en fallait, que ce salon est profondément africain. Le Cameroun, Afrique en miniature s’illustre à merveille dans ce type d’événement ; nous y répondrons toujours présents. C’est avec beaucoup de fierté que le Ministère des Arts et de la Culture accompagne les auteurs et éditeurs camerounais pour ce Salon du Livre Maghrébin, eux qui portent haut les couleurs de notre drapeau. Je pense également ici aux auteurs du pays dont la poésie, parfois la prose, mais surtout la pertinence des thématiques abordées trouvent toujours écho dans le cœur des Camerounais et au-delà de nos frontières, mais aussi à nos écrivains de la diaspora, prestigieux ambassadeurs culturels qui sont respectés pour la qualité de leur production.

La littérature camerounaise a connu des moments de gloire, parfois de légers
essoufflements, mais elle est restée constante et renaît aujourd’hui sous les
meilleurs auspices. Lettres du Maghreb, en choisissant le Cameroun comme pays à l’honneur, nous encourage à poursuivre nos efforts de valorisation du patrimoine littéraire camerounais et souligne la vitalité du secteur. Nous accueillons donc cette invitation comme un soutien précieux à notre industrie du livre, ses 180 éditeurs, ses 4000 titres publiés chaque année et ses auteurs toujours plus prolifiques.

La thématique en lumière cette année, la transmission, revêt une importance
primordiale au niveau du continent. La culture orale étant encore très répandue, la question de la transcription pour léguer cet héritage aux futures générations se pose plus que jamais à l’heure du tout technologique. Nous prendrons part à ces discussions avec beaucoup d’intérêt.

Au nom que la communauté littéraire Camerounaise que je représente, je remercie vivement Les organisateurs de Lettres du Maghreb pour l’invitation, et vous souhaite, à toutes et à tous, de belles découvertes littéraires et des échanges enrichissants.

 

 

Dr Bidoung Mkpatt,
Ministre des Arts et de la Culture du Cameroun

La migration est aussi un fait culturel

A nouveau et comme en 2017, et même davantage peut-être, le thème de ce deuxième Salon «Lettres du Maghreb» est en prise directe avec les préoccupations du Ministère délégué auprès du Ministère des Affaires Etrangères, chargé des Marocains Résidant à l’Etranger et des Affaires de la Migration. Les problèmes que nous affrontons résultent de questions culturelles au moins autant que d’attractivité économique, laquelle est largement altérée par les difficultés que rencontrent la plupart des pays vers lesquels les migrants souhaitent s’installer.

Au Maghreb comme en Europe, le récit national est écrit dans les livres, puis repris par le cinéma par exemple. Dominer le livre, c’est diffuser des identités, des lectures de l’histoire et des modernités, forcément au détriment d’autres compréhensions promptes à valoriser des modèles importés.

Dominer les imaginaires, c’est canaliser les aspirations vers un ailleurs mythifié. C’est à leur insu que nos migrants sont aussi des victimes de discours teintés d’idéologies et de réalités biaisées dont ils n’ont pas les codes de compréhension.
A partir des Indépendances, avec une population au départ en forte proportion analphabète, c’est dans les livres et la lecture que résidait le moyen de construire les citoyens maghrébins nouveaux. Aujourd’hui, malgré l’immense effort d’alphabétisation, la lecture reste un parent pauvre. Plusieurs générations ont grandi dans nos pays privées des auteurs nationaux et donc de lectures en rapport avec leur vécu, leur culture, leur contexte de vie. Les problèmes d’accès au livre, son prix relativement élevé et sa diffusion limitée, ont fait le reste.

Ainsi, l’imaginaire, de nos jeunes en particulier, est rempli de modèles venus d’ailleurs, de fait à prétention universelle.
C’est bien dans l’écrit, physique ou numérique, que s’ancre cette situation qui sera portée ensuite par l’image et toutes sortes de canaux, parfois précisément bien plus accessibles que le livre. C’est bien dans le livre maghrébin que se trouve la clé d’une valorisation, d’une nouvelle fierté d’appartenance, d’une ré-appropriation positive des cultures d’origine.
Le livre maghrébin apparaît ainsi comme l’un des véritables antidotes à l’émigration maghrébine, et ce d’autant plus que les migrants sont loin d’être les plus pauvres et les moins instruits de nos jeunes.

La problématique migratoire est donc bien en lien direct avec la place de nos productions intellectuelles et culturelles et il y a effectivement lieu d’être présent à cette deuxième édition du Salon Maghrébin du Livre, «Lettres du Maghreb», surtout après la grande réussite de la première édition qui a montré l’abondance, la richesse et l’impact des créations, dans tous les secteurs des arts et des lettres, que les pays d’accueil doivent à l’émigration.
Avec «Oujda, capitale de la culture arabe», cette deuxième édition de 2018 prend un sens particulier et construit une part d’universel.

 

Abdelkrim BENATIQ
Ministre délégué aux Marocains Résidant à l’Étranger
et aux Affaires de la Migration

Œuvrer pour un avenir commun

« Favorisons une société du partage. Soutenons nos auteurs, nos éditeurs et nos artistes. Valorisons nos talents. Ouvrons-nous à l’Autre pour nous enrichir mutuellement. »

La ville millénaire d’Oujda reçoit avec joie la troisième édition de Lettres du Maghreb du 9 au 13 octobre 2019. Un salon du livre de grande envergure témoignant des efforts considérables déployés en faveur d’une nouvelle dynamique dans la région. En effet, l’Initiative Royale pour le Développement de l’Oriental lancée en 2003 a impulsé une série de réalisations positives pour la région : une véritable renaissance.

La Wilaya de la Région de l’Oriental collabore en totale synergie avec les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État ainsi que les secteurs publics et privés pour un territoire plus compétitif, plus attractif et générant davantage d’emplois. La culture s’impose comme un pilier fondamental de toute politique de développement. L’Organisation
des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture promeut à juste titre cet enjeu et en fait une condition de cohésion sociale réussie.
La Région de l’Oriental et sa capitale Oujda sont fières d’accueillir les intervenants et le public du Salon Maghrébin du Livre. Nous souhaitons également la bienvenue à nos amis de la République du Cameroun, invitée d’honneur de cette manifestation culturelle internationale.

Notre continent est riche en ressources humaines, en compétences, en connaissances et en savoir-faire. À nous de mettre nos valeurs ajoutées en commun pour avancer vers un avenir radieux pour chacun. La transmission, thème de Lettres du Maghreb en 2019, est au cœur de notre stratégie. Favorisons une société du partage. Soutenons nos auteurs, nos éditeurs
et nos artistes. Valorisons nos talents. Ouvrons-nous à l’Autre pour nous enrichir mutuellement.

Cette troisième édition du Salon maghrébin du livre renouvelle sa promesse de rassembler d’éminentes personnalités intellectuelles du Maghreb, de l’Afrique et de l’Europe autour d’un événement devenu incontournable. De leurs regards croisés sur les thématiques contemporaines naîtront sans aucun doute des idées qui donneront de nouvelles perspectives à notre futur commun.

Mouâd EL JAMAI
Wali de la Région de l’Oriental
Gouverneur de la Préfecture d’Oujda-Angad

La Région de l’Oriental, un nouveau
rayonnement

« Notre vaste territoire connaît une véritable renaissance, portée par un ancrage plus large au sein du Maghreb et de l’espace euro-méditerranéen. »

Les clichés qui pesaient sur la Région de l’Oriental appartiennent désormais au passé. L’Initiative Royale pour le développement de l’Oriental, énoncée dans le discours du 18 mars 2003, a marqué un véritable tournant. Notre vaste territoire connaît une véritable renaissance, portée par un ancrage plus large au sein du Maghreb et de l’espace euro-méditerranéen.
Les progrès manifestes au niveau du réseau de transports ont désenclavé la région. En plus de l’autoroute, Oujda et Nador, les deux plus grandes villes, sont reliées au réseau national de chemins de fer. Par ailleurs, l’Oriental est desservi par trois aéroports capables d’accueillir plus d’un million de passagers par an. Le port industriel de Beni Nsar ainsi que les ports de plaisance
et de pêche seront bientôt complétés par l’émergence d’un nouveau grand port, celui de Nador West Med.

Cet essor des infrastructures s’accompagne de mutations sociales et économiques profondes et d’une amélioration générale du cadre de vie.
Au niveau de l’enseignement supérieur, la région bénéficie notamment de la présence de l’université Mohammed 1er . Quant au technopôle d’Oujda, il témoigne d’un intérêt marqué pour les nouvelles technologies. La Région de l’Oriental est bel et bien entrée dans l’ère numérique.

L’ambition territoriale est donc portée par une vision globale. La Région de l’Oriental devient un espace de croissance privilégié où l’avenir est synonyme de nouvelles espérances. Les actions culturelles mises en place ont pour objectif de faire connaître les talents locaux, valoriser le patrimoine et encourager l’économie de la création. Les jeunes et les femmes sont au
cœur de cet axe de développement régional.

Faisant écho aux choix stratégiques du Conseil de la Région de l’Oriental en matière de développement culturel, nous apportons tout notre soutien à cet événement d’envergure qui fédère tous ceux qui réfléchissent et agissent dans l’intérêt collectif à l’échelle de la région, mais aussi du continent. Saluons à ce propos la présence de la République du Cameroun, invitée d’honneur de cette troisième édition de Lettres du Maghreb.

Bienvenue à tous nos invités et pleine réussite à cette troisième édition de Lettres du Maghreb !

 

Abdennabi BIOUI
Président du Conseil
de la Région de l’Oriental

Oujda, ville-monde

« Du 9 au 13 octobre, la perle de l’Oriental sort de sa discrétion pour devenir le centre du Maghreb, et offrir un écho au monde. »

Depuis que l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences accorda à notre ville, l’infime honneur d’être désignée capitale de la culture arabe en 2018, nos efforts se poursuivent pour que cette distinction ne soit pas qu’éphémère, mais qu’elle s’inscrive durablement dans les cœurs et les esprits. qu’Oujda, outre qu’elle soit ville millénaire, devienne, pour toutes et tous, une ville pétrie d’art et de culture.

Certes, le long passé d’Oujda, est l’une de ses forces : depuis sa fondation en l’an 384 de l’Hégire (994), elle a vu passer les dynasties Almoravides, Almohades, Mérinides… Elle a subi les aléas des conflits ; maintes fois détruite, elle a toujours su renaître de ses cendres pour s’ouvrir au monde et rester attentive à l’avenir. C’est cet emblème de volonté, ce symbole de résilience, que nous nous efforçons d’incarner dans les actions menées par et pour la ville, conjuguant Oujda au présent. Les nombreux festivals et événements qui s’étalent sur toute l’année participent au rayonnement de la ville au niveau national et international. Le Salon Maghrébin du Livre en fait pleinement partie. Pendant une semaine, Oujda devient la maison de la littérature maghrébine.

Accueillante, elle prête ses lieux les plus emblématiques, prend plaisir à les voir investis par des professionnels des métiers du livre, des artistes renommés, des passionnés de culture, des amateurs éclairés, des visiteurs curieux.  Elle s’associe à la promotion du message que fait résonner le salon depuis sa première édition, celui d’un Maghreb rassemblé dans sa diversité, qui se reconnaît dans son africanité et sait dialoguer avec le reste du monde. Voilà les valeurs, de paix et d’unité, que nos auteurs, la ville, la région et le Royaume cherchent à transmettre.

Sur l’agenda international des salons du livre, « Lettres du Maghreb » a durablement inscrit Oujda au rang d’escale culturelle par excellence. Du 9 au 13 octobre, la perle de l’Oriental sort de sa discrétion pour devenir le centre du Maghreb, et offrir un écho au monde. Bienvenue au Salon maghrébin du livre qui se tient cette année sous le thème de « la transmission », bienvenue dans votre ville.

Omar Hjira
Président du conseil communal
d’Oujda

Le livre, l’opportunité perpétuelle

« Favorisons une société du partage. Soutenons nos auteurs, nos éditeurs et
nos artistes. Valorisons nos talents. Ouvrons-nous à l’Autre pour nous enrichir
mutuellement. »

La ville millénaire d’Oujda reçoit avec joie la troisième édition de Lettres du Maghreb du 9 au 13 octobre 2019. Un salon du livre de grande envergure témoignant des efforts considérables déployés en faveur d’une nouvelle dynamique dans la région. En effet, l’Initiative Royale pour le Développement de l’Oriental lancée en 2003 a impulsé une série de réalisations positives pour la région : une véritable renaissance. La Wilaya de la Région de l’Oriental collabore en totale synergie avec les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État ainsi que les secteurs publics et privés pour un territoire plus compétitif, plus attractif et générant davantage d’emplois. La culture
s’impose comme un pilier fondamental de toute politique de développement.

L’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture promeut à juste titre cet enjeu et en fait une condition de cohésion sociale réussie. La Région de l’Oriental et sa capitale Oujda sont fières d’accueillir les intervenants et le public du Salon Maghrébin du Livre. Nous souhaitons également la bienvenue à nos amis de la République du Cameroun, invitée d’honneur de cette manifestation culturelle internationale.
Notre continent est riche en ressources humaines, en compétences, en connaissances et en savoir-faire. À nous de mettre nos valeurs ajoutées en commun pour avancer vers un avenir radieux pour chacun. La transmission, thème de Lettres du Maghreb en 2019, est au cœur de notre stratégie.

Favorisons une société du partage. Soutenons nos auteurs, nos éditeurs
et nos artistes. Valorisons nos talents. Ouvrons-nous à l’Autre pour nous enrichir mutuellement.

Cette troisième édition du Salon maghrébin du livre renouvelle sa promesse de rassembler d’éminentes personnalités intellectuelles du Maghreb, de l’Afrique et de l’Europe autour d’un événement devenu incontournable. De leurs regards croisés sur les thématiques contemporaines naîtront sans aucun doute des idées qui donneront de nouvelles perspectives à notre futur commun.

 

Mohamed BENKADDOUR
Président de l’Université
Mohammed 1er d’Oujda

Des Hommes, le Savoir et la Culture

« L’institution éducative est la gardienne du temple du savoir. Elle le préserve, le fructifie et le transmet. Elle noue ainsi des rapports intenses et profonds avec son environnement. »

Le capital humain est devenu l’atout majeur en cette ère de la connaissance et de l’économie du savoir. L’enjeu est donc de créer et de maintenir un système d’éducation en mesure d’enrichir ce capital et de faire progresser la nation. Sa Majesté le Roi Mohammed VI interpelle régulièrement sur la question : « Nous estimons que le capital humain est notre atout majeur dans toutes nos réalisations économiques, sociales, politiques et en matière de droits de l’Homme » 1 .

Les enjeux primordiaux de cette nouvelle ère seront de veiller à créer l’alchimie entre éducation et progrès économique. Les pivots de cette économie gravitent autour de l’information, du savoir-faire la créativité et l’innovation. Aucune révolution industrielle ou humaine n’a autant présenté de défis pour l’homme que celle que nous traversons. De nouveaux impératifs prescrivent à l’École et à l’Université d’avoir des approches davantage en harmonie avec les besoins des individus et de la collectivité. Le savoir accroit en effet le pouvoir des individus sur leur destinée et leur avenir et leur permet de se construire en tant
que sujet humain et social.

Voilà pourquoi il ne fait aucun doute que l’éducation et la formation des jeunes sera au cœur du nouveau modèle de développement de notre nation, qui devra mobiliser les meilleures compétences nationales dans ce domaine.
L’école doit nous apprendre à lire, à écrire, à compter, mais pas seulement. L’école doit nous inculquer l’esprit critique, forger notre autonomie intellectuelle et nous doter des codes nécessaires pour déchiffrer notre monde afin d’y prendre la place qui nous est due.

Mais l’éducation est une responsabilité plurielle et collective. « L’alphabétisme moderne » est l’affaire de tous. L’activité intellectuelle, le savoir, la prise de conscience, le sens critique ne peuvent et ne doivent pas être l’apanage de la seule institution éducative. Notre apprentissage et notre « alphabétisation  moderne», en adéquation avec un monde de plus en plus complexe,
ne peut se faire uniquement sur les bancs de l’école.
Nous apprenons tout autant au sein de la cellule familiale, de notre environnement social, dans le silence des bibliothèques, dans l’obscurité d’un théâtre ou un cinéma, ou en flânant dans les corridors d’une galerie d’art ou d’un salon du livre, au gré des rencontres ou encore des surprises que peuvent nous réserver une mélodie, un conte ou un poème !
L’action éducative ne peut qu’exulter quand elle déborde ainsi et s’étend à la hauteur du vivre culturel. Les fossés et les séparations entre institution éducative et société ont tendance à disparaître quand de tels moments sont possibles et s’offrent à nos jeunes.

Nous ne pouvons donc que nous inscrire sans réserve dans les choix qu’opèrent « Lettres du Maghreb » dans l’organisation du Salon Maghrébin du Livre, dans le cadre de son grand projet d’accompagner et de valoriser le projet éducatif du Royaume dans la Région, voire même au-delà.
La thématique de cette année, la transmission, a une saveur toute particulière : elle est au cœur de notre mission, non uniquement par la force de la loi, mais par obligation morale dans laquelle s’inscrit tout éducateur. Car l’éducateur transmet le savoir et la connaissance, qui sont des richesses infinies et des capitaux inépuisables, qui existent d’ailleurs depuis l’aube de l’humanité et ne cessent de s’accroître. N’a-t-on pas coutume de dire que la connaissance est
la seule chose qui s’accroît lorsqu’on la partage ? C’est justement là toute la magie qui caractérise la transmission du savoir.
L’institution éducative est la gardienne du temple du savoir. Elle le préserve, le fructifie et le transmet. Elle noue ainsi des rapports intenses et profonds avec son environnement. Les activités culturelles jettent des ponts, décloisonnent, accommodent des accès et construisent des chemins qui favorisent les échanges. Sortir des cloisonnements, écouter les autres, être attentifs aux chuchotements comme aux grondements, nous permet d’adapter nos
rôles et d’ajuster nos missions.

En tant qu’éducateurs, nous devons transmettre à nos jeunes qu’aller dans un Salon du Livre fait partie de leur apprentissage ; ils s’y projetteront à la fois comme individus et comme sujets sociaux. Comme le dit si bien Victor Hugo : « La lumière est dans le livre ».

Alors Rendez-vous au Salon Maghrébin du Livre !

 

Said AMZAZI,
Ministre de l’Education Nationale, de la Formation Professionnelle,
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Le programme choisi par le comité scientifique pour la troisième édition du salon du livre LMD d’Oujda, traduit en contenus culturels les dimensions multiples, les ambitions et les enjeux de « la Transmission ».

Comme cela est soulignée par le président du Salon dans sa présentation, « la Transmission » est un enjeu essentiel de l’Avenir dans sa dynamique anthropologique globale. Tel que cela a été décliné dans l’édition de 2018, on ne peut pas « réinventer l’universel » sans interpeller « les enjeux de la transmission ».
C’est par la transmission, dans toute sa complexité et avec les doutes qu’elle véhicule, que l’Avenir peut être, non pas cerné, saisi et maitrisé, mais mis en équation, en perspectives traduit en projet de société.

A travers les composantes de ce troisième salon du livre d’Oujda, qui prend déjà ses lettres de noblesse, le comité scientifique privilégie l’ouverture sur les compétences internationales et nationales, l’écoute, l’excellence et l’ancrage dans la région de l’Oriental. « Lettres du Maghreb » est un salon, un forum international, maghrébin, ouvert sur l’Afrique et situé à Oujda. Ce ne sont pas là des cases successives et des niveaux concurrents ; le salon est tout cela à la fois, dans l’harmonie, dans l’interaction et le dialogue.

Outre le salon au sens conventionnel où sont exposés des livres selon les normes internationales de l’édition et de la mise en valeur de l’Edition et de la lecture, les organisateurs ont rajouté un salon du livre jeunesse, un espace éveil à la lecture pour les enfants, un espace métiers de livre et un café littéraire pour la dédicace des livres et les rencontres avec les auteurs.

Les 36 tables rondes programmées sont déclinées en 4 axes chacun pendant les journées du 10, 11 et 12 Octobre réunies simultanément dans des salles baptisées en honneur de leur apport à la pensée :
Frantz Fanon ;
Mongo Betti ;
Fatima Mernissi ;
Abdellah Guennoun.

La journée du dimanche 13 est consacrée à des animations pour les jeunes et à des rencontres à caractère professionnel au cœur de la thématique : la traduction, l’édition de la poésie, le Centre Jacques Berque.

Plus de 160 conférenciers, venus de plusieurs pays vont discuter et débattre pendant cette cession privilégiée.
Notre souhait est que ces exposés, ces conférences et ces échanges qui intègrent aussi des institutions et des intellectuels de la région de l’Oriental puissent profiter aux publics notamment aux jeunes, aux étudiants et aux intellectuels de nos régions et de nos pays respectifs.

Comité scientifique,
Salon Maghrébin du livre

La transmission, au cœur de notre métier

Depuis maintenant trois ans, c’est une réelle fierté pour l’Union Professionnelle des Éditeurs du Maroc (UPEM) d’être partenaire du Salon du livre d’Oujda, Lettres du Maghreb. Un événement qui accueille auteurs, éditeurs, libraires ainsi qu’un public toujours plus enthousiaste.

La transmission, thème de cette édition, m’évoque cette phrase d’Ibn Khaldoun : « Le secret, l’esprit du langage, c’est-à-dire de l’expression et du message, consiste à communiquer des idées. Sans transmission de la pensée, le langage n’est qu’une terre morte ».
Autrement dit, le fait de transmettre résonne dans chacun d’entre nous comme un souffle de vie. Et en tant qu’éditeur, je ne peux ne pas y voir le souffle de vie du livre.
Un souffle qui commence entre les mains de l’auteur, qui exprime une idée, pour passer entre celles de l’éditeur qui la soutient et l’accompagne afin de la remettre aux lecteurs par le biais des librairies, maillons indispensables de ce processus, ou par les bibliothèques et les événements dédiés au livre et à la culture.

En ce sens, Lettres du Maghreb nous présente une double illustration de ce voyage de la transmission ; par son existence-même, en tant qu’initiative permettant à toutes les parties prenantes de se rencontrer, de discuter et d’échanger, et par le choix qui a été fait d’aborder, à travers différents angles la richesse de la transmission.
Sans oublier que, qui dit transmission ne peut occulter l’importance de la littérature jeunesse que le Salon du Livre, dès sa toute première édition, a tenu à intégrer au cœur de sa programmation. En baignant dans un environnement où le livre est présent, en faisant découvrir à nos jeunes l’objet livre dans toute sa magie, par toutes les possibilités qu’il offre, nous en ferons de véritables relais pour la Culture dans son sens le plus large.

Adultes ou enfants sont donc invités, lors de Lettres du Maghreb, à être les exemples vivants de la transmission en marche. Celle qui établit des ponts non seulement entre les générations mais aussi entre auteurs, éditeurs, libraires et lecteurs de plusieurs horizons ; du Maghreb bien sûr, mais aussi, du Koweït, du Cameroun, de l’Égypte, de Belgique ou de Chine…

Venez prendre le pouls de la création littéraire maghrébine et soutenir celles et ceux pour qui la transmission du souffle de vie du livre est la raison d’être.

 

Je vous souhaite une bonne lecture et de belles rencontres !

Abdelkader Retnani
Président de l’Union Professionnelle
des Editeurs du Maroc