Lettres du Maghreb : Débats fort enrichissants et une affluence significative du public

By 21/10/2018Actualités 2018

La deuxième édition du Salon Maghrébin du Livre « Lettres du Maghreb » a donné lieu à des débats fort enrichissants avec une affluence significative du public notamment des lecteurs, des professionnelles du livre et des étudiants, tous âges confondus, a indiqué, dimanche à Oujda, le président de l’Union professionnelle des éditeurs du Maroc (UPEM), Abdelkader Retnani.

Une trentaine de tables-rondes traitant de divers sujets d’actualité ont été organisées à cet effet, animées par des intellectuels venus du Grand Maghreb mais aussi de la Côte d’Ivoire, invitée d’honneur, l’Algérie, la Tunisie, la France, la Belgique et bien d’autres pays, a expliqué à la MAP M. Retnani, également membre du comité d’organisation.

Le public d’Oujda et celui des villes environnantes, a-t-il ajouté, a eu l’occasion d’entrer en contact avec des auteurs marocains et étrangers, d’assister aux séances de signatures d’ouvrages organisées au Café littéraire, mais aussi de vivre un moment de symbiose et d’échanges fructueux lors des cérémonies d’hommage rendus à la Marocaine, Touria Chaoui, première aviatrice à l’échelle du monde arabe, au Tunisien Abdelouhhab Meddeb, à Bernard Dadié, père de la littérature ivoirienne et au célèbre poète palestinien, Mahmoud Darwish.

« La magie du livre a fait son effet », en ce sens qu’une ambiance de grande convivialité régnait au grand bonheur des visiteurs, avec l’organisation de plusieurs ateliers d’écriture, des séances de sensibilisation sur l’importance de la lecture destinées aux enfants, une exposition d’art, en sus de plusieurs rencontres permettant de créer un espace de communication et d’échange entre lecteurs, auteurs et professionnels du secteur, a-t-il affirmé.

Le Salon, qui vient de souffler sa deuxième bougie, est à même d’enrichir le paysage culturel de la cité millénaire d’Oujda, riche de son legs culturel et cultuel inestimable, et de promouvoir l’engouement pour la lecture, en tant qu’exercice intellectuel quotidien, a estimé M. Retnani, notant qu’il a été procédé à « l’externalisation du Salon », le but étant de s’ouvrir sur d’autres sites culturels de la ville notamment l’Institut Français, le Centre des études et des recherches humaines et sociales d’Oujda (CERHSO) ou encore le lycée Omar Ibn Abdelaziz.

Il a, par ailleurs, fait savoir que « Lettres du Maghreb » a connu cette année un franc succès que ce soit en termes d’affluence ou encore du nombre des maisons d’édition participantes, passant de 14 éditeurs en 2017 à 25 cette année.

Le président de l’UPEM a également évoqué certaines contraintes auxquelles fait face le livre, dont le non respect des règles déontologiques à savoir l’obligation d’apposer un code barre, un numéro de dépôt légal et un ISBN sur chaque ouvrage publié, ajoutant que le Salon Maghrébin du Livre d’Oujda peut s’enorgueillir de n’avoir reçu que des éditeurs ayant respecté ces trois règles.

« Sans règles déontologiques, le livre n’aura aucune vie à l’étranger », a-t-il signalé, notant qu’il a constaté que des institutions universitaires ont publié de riches contributions scientifiques sans code barre ni ISBN.

Source : MAP

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