Abdellatif Laâbi

Poète Maroc

Abdellatif Laâbi est un traducteur, écrivain et poète marocain.

Il fait ses études à l’université, à Rabat, à la section de lettres françaises. En 1963, il participe à la création du Théâtre universitaire marocain. Il enseigne alors le français dans un lycée de Rabat.

En 1966, débute la revue Souffles où collaborent plusieurs intellectuels marocains de gauche et notamment Tahar Ben Jelloun ou Mohammed Khaïr-Eddine. Dès le deuxième numéro, les horizons s’élargissent. Cette revue, qui comptera vingt-deux numéros en français et huit en arabe sous le nom d’Anfas, a eu une grande influence sur la formation de l’intelligentsia marocaine de gauche.

A partir de 1972 comme fondateur du mouvement clandestin d’extrême gauche Ila Al Amame. Il est emprisonné pendant huit ans pour son opposition intellectuelle au régime. Libéré en 1980, il s’exile en France en 1985.

Depuis, il vit en banlieue parisienne. Son vécu est la source première d’une œuvre plurielle (poésie, roman, théâtre, essai) située au confluent des cultures, ancrée dans un humanisme de combat, pétrie d’humour et de tendresse. Il a obtenu le prix Goncourt de la poésie en 2009 et le Grand Prix de la francophonie de l’Académie française en 2011.

Parmi ses œuvres : « Le Fond de la jarre » (2002), « L’Œil et la nuit » (2003), « Le Chemin des ordalies » (2003), « Chroniques de la citadelle d’exil » (2005), « Les Rides du lion » (2007), « Le Livre imprévu » (2010), pour les romans ; pour la poésie : « Le soleil se meurt » (1992), « L’Etreinte du monde » (1993), « Le Spleen de Casablanca » (1996), « Les Fruits du corps » (2003), « Tribulations d’un rêveur attitré » (2008), « Œuvre poétique » I et II (2006 ; 2010).

Il a aussi traduit en français les œuvres de plusieurs poètes et écrivains de langue arabe (Mahmoud Darwich, Abdelwahab al-Bayati, Samih al-Qassim, Mohamed al-Maghout, Ghassan Kanafani…).

SOUS LE HAUT-PATRONAGE DE SA MAJESTÉ LE ROI MOHAMMED VI